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1 Biographie
1.1 Enfance et études
1.2 Carrière politique
1.2.1 Premiers mandats
1.2.2 Ministre de l'Environnement
1.2.3 Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire
1.2.4 Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance
1.2.5 Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres
1.2.6 Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
1.3 Mandats et fonctions
1.3.1 Fonctions ministérielles
1.3.2 Mandats politiques nationaux
1.3.3 Mandats politiques locaux
1.4 Élections présidentielles (2007)
2 Prises de position
2.1 Traité établissant une Constitution pour l'Europe
2.2 Tony Blair
2.3 François Mitterrand
2.4 Économie
2.5 Animation japonaise et mangas
3 Compléments personnels
3.1 Affaires judiciaires
3.2 Entourage familial
4 Bibliographie
4.1 Ouvrages de Ségolène Royal
4.2 Ouvrages autour de Ségolène Royal
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Liens internes
6.2 Liens externes
Biographie
Ségolène Royal, de son vrai nom Marie-Ségolène Royal, naît le 22 septembre 1953, à Dakar (commune d'arrondissement de Ouakam en AOF). Elle est la fille de Jacques Royal (1920 - 1981), ancien colonel d'artillerie devenu représentant de commerce et adjoint au maire de Chamagne (Vosges), lui-même fils du général Florian Royal (1891 - 1975), polytechnicien (X 1912), et de Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans (Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert). À 25 ans, elle assigne son père en justice et gagne, car ce dernier refusait de financer les études de ses enfants[réf. nécessaire].
Elle est la compagne en union libre, depuis la fin des années 1970, de François Hollande, rencontré lors d'une soirée de l'École nationale d'administration. Sorti de l'ENA à la Cour des comptes, il est depuis 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont quatre enfants : Thomas (1984), qui s'occupe de la campagne sur le web de sa mère et du site segosphere.net, Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1992).
Enfance et études
Née à Dakar, où son père militaire de carrière se trouvait affecté, Ségolène est la quatrième d'une fratrie de huit enfants. Sa famille habite ensuite en Martinique pendant trois ans en raison d'une autre affectation de son père en 1960. Elle est alors scolarisée au pensionnat Saint-Joseph de Cluny à Fort-de-France[1]. À son retour en métropole, la famille Royal s'installe dans le village de Chamagne, près de Nancy.
Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges), puis intègre le lycée privé Saint-Joseph d'Épinal en 1968 et obtient le baccalauréat B, en sciences économiques. Elle est jeune fille au pair à Dublin (Irlande) pendant l'été 1971[2]. Après une licence de sciences économiques à l'Université Nancy II, elle est diplômée de Sciences Po en 1978. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration, promotion Voltaire. Pendant sa scolarité, elle fait un stage en Martinique en 1978. Elle en sort en 1980 (95e de sa promotion[3]), et choisit un poste de magistrat au tribunal administratif de Paris. En 1994, elle passe le concours d'avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.
Carrière politique
En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris. Remarquée avec François Hollande par Jacques Attali alors qu'elle est conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle devient de 1982 à 1984 chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour suivre les questions de jeunesse et de sports. De 1984 à 1988, François Mitterrand lui confie les affaires sociales et l'environnement en remplacement de Yannick Moreau, partie diriger le cabinet de Jean-Pierre Chevènement, nouveau ministre de l'Éducation nationale.
À partir de 1983, elle cherche une implantation locale d'élue. Ce n'est qu'en 1988 qu'elle y parvient réellement, parvenant à gagner une circonscription des Deux-Sèvres historiquement ancrée à droite. Elle a depuis été réélue à ce poste à chaque élection, et en a démissionné deux fois, pour occuper des fonctions ministérielles. Elle n'est cependant pas parvenue à devenir maire, sa dernière tentative datant de 1995, où elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à Niort, mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.
Sa carrière politique prend son véritable essor au niveau national à partir du Gouvernement Bérégovoy, en 1992, dans lequel elle est ministre de l'Environnement. Puis, de 1997 à 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin, puis Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées de 2000 à 2002.
En 2004, elle conquiert le conseil régional de Poitou-Charentes, traditionnellement de droite, et en devient présidente. Elle n'est pas la première femme à présider une région, mais elle est actuellement la seule femme à exercer cette fonction.
Le 16 novembre 2006 elle a été désignée au premier tour par 60,60 % des 178 000 militants socialistes[4] comme candidate officielle du parti socialiste pour la présidentielle de 2007. Elle devance Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius[5].
Le 22 avril 2007 avec 25,87 % des voix (contre 31,11 % à son rival Nicolas Sarkozy) ; elle accède au second tour de scrutin lors de l'élection présidentielle française [6], auquel elle obtient 46,94 % des voix.[7]
Premiers mandats
En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), où réside sa mère. Cependant, face au refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance[8]. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau. Elle démissionne alors du conseil municipal de Trouville pour chercher une nouvelle implantation politique.
En 1988, elle demande à François Mitterrand, le jour de son investiture pour son second septennat, s'il peut l'aider à s'implanter dans une circonscription en vue des prochaines élections législatives. Elle est ainsi « parachutée » dans les Deux-Sèvres, en remplacement de Jean-Paul Jean, la veille de la clôture des candidatures. Après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou[9] », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École au second tour avec un score de 50,57%. Commentant son succès dans une circonscription historiquement ancrée à droite, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi. ». À sa demande, François Mitterrand accorde en 1992, dans le cadre de ses grands travaux présidentiels, une subvention de 50 millions de francs aux communes du Marais poitevin des Deux-Sèvres, dans la circonscription de Ségolène Royal. L'assise locale de la députée en est confortée. Elle sera réélue dans cette circonscription en 1993, 1997 et 2002.
Elle a annoncé en 2006 son intention de ne pas se représenter au poste de députée, décision qu'elle a confirmée le 11 mai 2007, à l'issue de la présidentielle.[4] Le PS a investi Delphine Batho pour briguer son siège.
Ministre de l'Environnement
Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement[10] du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.
Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).
Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau et réforme de la police des eaux (coordination internationale de la gestion de l'eau).
Son quatrième enfant, Flora, naît alors qu'elle est ministre. Profitant que pour la première fois en France, une ministre accouche pendant son mandat, elle a fortement médiatisé cette naissance, contre l'avis de son compagnon, François Hollande, en montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes, suscitant un débat sur la séparation entre la vie publique et la vie privée[11].
Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire
Portrait de Ségolène Royal, ministre déléguée à l'enseignement scolaireDu 4 juin 1997 au 27 mars 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de député qu'elle reconquiert en juin 2002. Durant son mandat, elle s'attache à l'aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fonds social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais. Elle lance aussi des initiatives telles que le contrat éducatif local et les itinéraires de découverte au collège.
En matière de sécurité, elle s'attache à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage et soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s'attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.
Se voulant en pointe dans le domaine de la lutte contre la pédophilie, elle signe en 1997 une circulaire[12] contre les violences sexuelles. Ce texte rappelle l'obligation légale faite à toute personne de signaler aux autorités judiciaires tout crime ou délit dont elle aurait eu connaissance. S'agissant des fonctionnaires qui, dans l'exercice de leurs fonctions, acquièrent la connaissance d'un crime ou d'un délit, l'article 40 du Code de procédure pénale leur fait particulièrement obligation d'en aviser sans délai le procureur de la République. Dans les cas où c'est un fonctionnaire qui est mis en cause, la circulaire indique qu'une mesure de « suspension » doit être prise sans délai, à titre conservatoire et « afin d'éviter des polémiques inutiles sur l'éventuelle inertie de l'Administration ». Dans un contexte marqué par l'augmentation du nombre des affaires voyant des enseignants mis en cause sur le plan pénal, ce point de la « circulaire Royal » sera critiqué et lu comme une incitation à porter des accusations, qui peuvent se révèler fausses. L'affaire Montmirail est vue comme une conséquence de cette circulaire, et Ségolène Royal est critiquée pour sa position dans cette affaire.
Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance
Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance[13] du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou.
Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées[14] du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou. C'est à ce poste qu'elle se fit connaître du grand public notamment par sa réforme de la loi sur l'autorité parentale.
Députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres
Depuis le 18 juin 2002, elle est députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres ; elle l'avait déjà été à 3 reprises auparavant. D'après l'hebdomadaire L'Express, elle se classe au 469e rang[15] des 577 députés les plus actifs, avec 8 interventions en séance. Elle a aussi présenté deux propositions de loi, alors que la moyenne dans l'assemblée est de six : l'une portant sur « la prévention des violences faites aux femmes », l'autre sur « la lutte contre l'utilisation marchande et dégradante du corps humain dans la publicité », ce qui est souligné par ses détracteurs[16].
Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin (UMP).
Ségolène Royal fait de l'éducation une de ses priorités (la région, comme d'autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l'apprentissage, l'éducation et l'enseignement supérieur).
La région Poitou-Charentes a fortement augmenté les impôts en 2005 (+14,5 % pour une moyenne nationale de +21 %) et stabilise également la dette publique (augmentation inférieure à 2 % en 2006) qui n'avait cessé de croître depuis 2001.
En matière économique, la région met en place une charte d'engagements réciproques qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d'environnement. En 2005, les 182 chartes signées auraient créé 832 emplois et permis 1415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée (10 millions d'euros) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d'excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins » pour l'emploi qui auraient participé à la création de 2000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans auraient créé 2900 emplois (dont 1560 dans le secteur associatif). Elle favorise l'accompagnement des salariés licenciés par la création d'une plate-forme de conversion à Châtellerault et le développement des « comités de bassins d'emploi ». Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d'entreprises par les salariés ou un repreneur. Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d'exploitation en 2005).
En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d'accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes[17].
Enfin, en matière d'infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux trains Bombardier pour 100 millions d'euros), crée l'opération « TER à un euro » et défend les lignes de trains Corail menacées de fermeture. Via Arantis[18] la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de sites Internet pour les entreprises et les agriculteurs de la Région.
Sa gestion politique des institutions de la région est néanmoins la cible de critiques. Ainsi la totalité des décisions du comité régional de tourisme (CRT) de Poitou-Charentes a été annulée par la justice pour l'absence de convocation d'une élue de l'opposition[19]. L'UMP parle de clientélisme pour certaines affectations de subventions et donne l'exemple du Fonds Régional d'Intervention Locale (FRIL) dont 24% des subventions sont destinées à la circonscription de Ségolène Royal qui ne représente que 5.3 % de la population[20]. Dans Le Livre noir des régions socialistes, l'UMP affirme aussi que les investissements dans l'action sociale ont chuté de 87 % entre 2005 et 2006 et que les frais de personnel ont augmenté de 57 % depuis le début de sa présidence[21].
Mandats et fonctions
Fonctions ministérielles
Ministre :
3 avril 1992 au 29 mars 1993 : ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy
Ministre déléguée :
4 juin 1997 au 27 mars 2000 : ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation Nationale Claude Allègre
27 mars 2000 au 27 mars 2001 : ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Elisabeth Guigou
28 mars 2001 au 5 mai 2002 : ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Elisabeth Guigou
Mandats politiques nationaux
Députée :
13 juin 1988 au 2 mai 1992 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
2 avril 1993 au 21 avril 1997 : députée des Deux-Sèvres
1er juin 1997 au 4 juillet 1997 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Jospin)
juin 2002 - en cours : députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres (élue au 2e tour)
Mandats politiques locaux
Au conseil régional :
23 mars 1992 au 3 avril 1992 : conseillère régionale de Poitou-Charentes (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy)
2 avril 2004 - en cours : présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
Au conseil général :
2 avril 1992 au 23 mars 1998 : conseillère générale des Deux-Sèvres
Au conseil municipal :
1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle quitte son poste à la fin de l'année 1986, attitude qu'elle justifie par des fonctions d'importance croissante à l'Élysée. Il semble, toutefois, que son départ du Calvados soit davantage expliqué par ses faibles chances d'investiture par le PS local la même année.
13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres)
18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres)
Autres :
2004-2006 : présidente du syndicat mixte du Parc naturel régional du Marais poitevin
Élections présidentielles (2007)
Voir les articles : Parti socialiste - Élection présidentielle de 2007 et élection présidentielle française de 2007.
En 2006, le parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l'élection présidentielle française de 2007. Ségolène Royal déclare sa candidature, tout comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Plusieurs sondages menés au début de l'année 2006 indiquaient qu'elle pouvait remporter cette investiture[22], ainsi que l'élection présidentielle[23]. Finalement, le 16 novembre 2006, Ségolène Royal obtient 60,60 % des voix - contre 20,81 % pour Dominique Strauss-Kahn et 18,59 % pour Laurent Fabius - et est ainsi désignée candidate du Parti Socialiste. La participation a été de 82,03 %, soit 178 000 votants pour près de 218 000 militants inscrits[4].
Après une phase d'écoute et de débats participatifs, elle présente son pacte présidentiel[24] le 11 février 2007 à Villepinte. Malgré la présentation de son programme et la fin de la phrase participative décriée par les commentateurs, la campagne de Ségolène Royal n'enregistre pas de gains d'électeurs dans les sondages. Elle doit faire face à la montée en puissance de François Bayrou.
Ségolène Royal s'est qualifiée pour le second tour le 22 avril 2007 avec un score de 25,87 % des suffrages exprimés[25]. Mais elle perd le second tour des élections présidentielles avec 46,94 % des suffrages contre 53,06 % pour Nicolas Sarkozy. Elle déclare aussitôt que son combat continue pour réunir autour d'elle la gauche et les forces de progrès.
La campagne de la candidate socialiste lui coûterait trop cher et ses comptes de campagne seraient dans le rouge[26]. Ceci etant corroboré par le fait que le "grand meeting de remerciement" à La Courneuve promis par la candidate le 6 mai 2007 ne se fera pas, faute de moyens. [27]
Prises de position
Traité établissant une Constitution pour l'Europe
En 2005, elle soutient, comme le Parti socialiste et la plupart des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, mettant en avant par exemple des progrès de ce texte sur la question des services publics dans l'Union européenne.
Tony Blair
Dans le Financial Times (journal anglais), Ségolène Royal a déclaré adhérer à certaines idées du Premier ministre britannique Tony Blair (réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes et prise en charge des jeunes diplômés), ce qui lui valut l'étiquette de « blairisme ». Cependant elle a aussi critiqué le manque de réactivité de celui-ci face aux fermetures d'usines au Royaume-Uni et dit penser qu'il fait le mandat de trop.
François Mitterrand
Selon Le Monde, Ségolène Royal ne serait pas d'accord avec le « droit d'inventaire » sur les années Mitterrand de Lionel Jospin[28]. Jean-Pierre Mignard, parrain de son fils aîné, affirme ne l'avoir « jamais entendue dénigrer » l'ancien président socialiste[28]. Ainsi, lorsque Mitterrand subissait de vives critiques en raison de son amitié de longue date avec René Bousquet, haut fonctionnaire vichyste qui organisa la rafle du Vel d'Hiv, Ségolène Royal aurait défendu François Mitterrand, tout en insultant des socialistes qui dénonçaient cette relation du chef de l'État.[28] Plus tard, elle s'est défendue en disant : « Chaque époque a ses zones d'ombre. Je ne suis pas procureur[28] ».
Économie
Ségolène Royal a plusieurs fois exprimé sa volonté d'appliquer une politique économique keynésienne.
Par ailleurs, elle a plusieurs fois critiqué la « logique boursière ». le 27 avril 2007, elle défend « le choix, toujours, des valeurs humaines sur les valeurs financières et sur les valeurs boursières ».[29]
Animation japonaise et mangas
En 1989, Ségolène Royal se met en tête d'une croisade contre la violence à la télévision française dont l'archétype serait l'animation japonaise, qualifiée de « nulle, médiocre et laide » et pour ce faire écrit un livre sur le sujet : « Le ras-le-bol des bébés zappeurs ».[30] Les défenseurs de mangas estiment que le livre fait l'amalgame entre production cinématographique d' « extrême-orient », violence et production bas de gamme, alors qu'il décerne à la production française et américaine un brevet de respectabilité, un exemple à suivre et à promouvoir.[31]
Ségolène Royal conserve, 18 ans après cet écrit, la même opinion sur la production japonaise : Mme Fukushima Mizuho, dirigeante du Parti Social Démocrate japonais qu'elle a rencontré le 22 décembre 2006, a expliqué que Mme Royal l'avait interrogée sur la condition des femmes au Japon et avait considéré que le problème pourrait venir de l'impact des mangas et des dessins animés japonais « dans lesquels des femmes sont torturées » et note que même au sein du gouvernement japonais, certains craignaient un refroidissement des relations franco-japonaises en cas d'élection de Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007. [32]
Compléments personnels
Le grand concert meeting de Ségolène Royal le 1er mai 2007, au stade Charléty, réunissant grands artistes et quelques 60 000 personnes[33]
Affaires judiciaires
En 1978, elle assigne son père en justice car celui-ci refuse de payer ses études universitaires. Après de nombreuses années, elle obtient gain de cause[34].
Après la dissolution de 1997, Ségolène Royal a conservé trois collaboratrices lors des élections législatives. Suite à un litige sur les salaires, ces dernières saisissent le conseil de prud'hommes de Niort et obtiennent en 1999 une condamnation de Ségolène Royal à un rappel de salaires de trois semaines (sur les trois mois demandés). En 2001, Ségolène Royal est déboutée de la plainte pour « diffamation » qu'elle avait déposée contre ses anciennes collaboratrices qui portent plainte au pénal pour « recours au travail clandestin », mais Ségolène Royal obtient un non-lieu en 2003. Le 16 janvier 2007, le non-lieu est cassé par la Cour de cassation qui condamne Ségolène Royal à payer 2 500 euros aux plaignantes, dans l'attente d'un nouveau procès.[35]. L'une des plaignantes, Evelyne Pathout, a écrit un ouvrage sur Ségolène Royal[36].
Pancartes de soutien à Ségolène Royal, utilisées dans ses meetingsEn 2000, elle est poursuivie pour diffamation par des enseignants s'estimant diffamés par sa dénonciation de faits de pédophilie qui n'avaient pas été encore jugés au Lycée Thiers à Marseille. Ségolène Royal a été relaxée par la Cour de justice de la République[37].
Le quotidien Sud Ouest en date du 7 novembre 2006 rapporte qu'une plainte pour harcèlement moral aurait été déposée contre Ségolène Royal par Olivier Chupin, directeur du Fonds régional d'art contemporain de Poitou-Charentes.[38]. La plainte, déposée six mois après les faits qui sont reprochés à Ségolène Royal (la délocalisation du Frac) et après que cette dernière a démissionné de la présidence du Frac, semble politiquement opportuniste à l'intéressée, qui commente : « C'est une plainte sans aucun fondement qui intervient dans un contexte politique qui n'est pas neutre. Elle ne débouchera sur rien[39]. »
Le 11 mai 2007, deux journalistes du Monde, Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, publient chez Albin Michel un nouveau livre sur Ségolène Royal; "La femme fatale" . Sa rédaction a été bouclée après le 6 mai et évoque les réactions de la candidate et du PS à la défaite. L'avocat du couple Royal-Hollande, Jean-Pierre Mignard, a annoncé qu'il allait attaquer ce livre en justice pour "violation de la vie privée" après en avoir lu des extraits dans les bonnes feuilles du Nouvel Observateur. Il réclame, au nom du couple, le 31 mai 2007, la somme de 150 000 euros de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée et diffamation publique. Cette demande pécuniaire est une première en France, où les personnalités politiques réclamaient jusqu'à présent l'euro symbolique. [40]
Entourage familial
Ses parents Jacques Royal et Hélène Dehaye ont eu huit enfants en neuf ans ; en ordre décroissant : Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert[41].
Gérard Royal est un ancien lieutenant de la DGSE. Il aurait été impliqué dans l'affaire du Rainbow Warrior (l'homme au bonnet rouge) : il a transporté les deux plongeurs de la 2e équipe (la première équipe étant Dominique Prieur et Alain Mafart) à l'origine du sabotage du bateau de Greenpeace en 1985. En signe de protestation, Ségolène Royal - qui, semble-t-il, ignorait les activités de son frère - aurait projeté de rallier l'atoll de Mururoa, en compagnie de militants d'associations antinucléaires[42]. Mais la crédibilité de cette explication ne paraît pas certaine, vu l'obligation de réserve qui s'imposait à Ségolène Royal en tant que chargée de mission de l'Elysée, et le secret d'État qu'elle est également censée respecter[43].
Antoine Royal, a milité au RPR et est un ancien dirigeant d'entreprises de scierie et de transformation de bois qui ont fait l'objet d'une liquidation judiciaire.[44]. Il a été mis en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux. C'est lui qui a également révélé aux médias le rôle joué par son frère Gérard Royal dans l'affaire du Rainbow Warrior.
Pierre Royal, cousin germain de Ségolène, a également écrit un livre sur sa situation personnelle. Il dénonce dans son ouvrage le traitement qu'il a subi de la justice et de la prison à la suite de sa mise en examen pour viol sur mineure et des dix mois de prison qu'il a fait en détention préventive avant d'être acquitté par la cour d'assises.
Anne-Christine Royal, cousine germaine de Ségolène[45], a été candidate Front National aux élections cantonales de Bordeaux en 1999[46], et fait partie du comité de soutien à Jean-Marie Le Pen[47]. En 2007 elle est à nouveau candidate du FN à la députation dans la 10e circonscription de Gironde.
Bibliographie
Ouvrages de Ségolène Royal
Le Printemps des grands-parents : la nouvelle alliance des âges, Paris, Cogite-R. Laffont, 1987. ISBN 2-221-05314-1; (France Loisirs, 1988) (ISBN 2-7242-3948-2); (Presses pocket, 1989) (ISBN 2-266-02730-1). (Broché) (ISBN 978-2221053140)
Le Ras-le-bol des bébés zappeurs, Paris, R. Laffont, 1989. (ISBN 2-221-05826-7) (ISBN 978-2221058268). Note : La couverture porte en plus : « Télé-massacre, l'overdose ? » ; Sujet(s) : Télévision et enfants, Violence télévision. Au-delà de la dénonciation du système, cet ouvrage est un appel aux gestionnaires de chaînes de télévision pour que ce moyen de communication social soit mieux utilisé.
Pays, paysans, paysages, Paris, R. Laffont, 1993. (ISBN 2-221-07046-1). (Broché) (ISBN 978-2221070468) Sujet(s) : Environnement Protection, Politique de l'environnement, Développement rural. Les efforts faits en France par la ministre Ségolène Royal dans la lutte pour la protection de l'environnement.
Comment bâtir un nouveau modèle de développement durable de la campagne ?
France. Assemblée nationale (1958-...), Commission des affaires étrangères, Rapport d'information sur les suites de la Conférence de Rio (Assemblée nationale, 1994) présenté par M. Roland Nungesser et Mme Ségolène Royal, (ISBN 2-11-087788-X).
La vérité d'une femme, Paris, Stock, 1996. (ISBN 2-234-04648-3). (ISBN 978-2234046481) Une étude sur des problèmes sociaux contemporains et sur des solutions appropriées; exemples : le désordre politique et une morale de l'action; le désordre du chômage et la valorisation du travail; le désordre de l'environnement et les métiers pour protéger la vie, etc.
Désirs d'Avenir, Paris, Flammarion, 2006 (ISBN 978-2080688057). Ségolène Royal revient sur sa carrière politique, ses sept années de chargée de mission à l'Élysée pendant la présidence de François Mitterrand. Elle propose une réflexion sur le pouvoir politique et son exercice.
Balades nature dans le Marais poitevin, Paris. (ISBN 978-2846401661) (préface de Jean Chevallier)
Parler du Patrimoine, Paris. (ISBN 978-2296015838)
Maintenant, Paris, 2007. (sous la dir. de Marie-Françoise Colombani), Hachette Littérature et Flammarion, (ISBN 978-2012372467). Dans ce livre d'entretien avec Marie-Françoise Colombani - le titre est une référence au Ici et maintenant de François Mitterrand sorti sur fond de campagne présidentielle victorieuse en 1981 -, Ségolène Royal détaille son projet « pour changer la France » et se livre à quelques confidences sur sa vie de couple et de mère. Elle y développe notamment les concepts de « démocratie participative » et d'« ordre juste » qui sont au c½ur de sa campagne.
Les Droits de l'Enfant, Paris, 2007 (ISBN 978-2247072590). C'est un petit livre citoyen qui met de précieux repères à la portée de tous ceux qui s'intéressent à l'enfance et à ses droits.

